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Tel le pêle-mêle d'un héraldiste dilettante
(...)Les créations de Pascal Henri Poirot ont toujours eu l'art de se confondre avec leurs sujets et leurs motifs. Ainsi les connaisseurs auront-ils coutume de parler de ses canapés, de ses échelles ou de ses ombrelles alors qu'il s'agit bien de papiers peints, de toile ou de peinture - bref, d'images faites de main d'homme et non d'objets manufacturés. Cette ambiguité langagière pour anecdotique qu'elle paraisse, en dit long cependant sur les sous-entendus de ce travail. L'emploi de la métonymie pointe tout d'abord l'originalité iconographique d'un peintre dont le premier mobile fut précisément de reproduire, à différentes échelles, le mobilier désuet d'une vieille tante de province, et de promouvoir ainsi ces meubles démodés, mais plein d'émoi, au rang de modèles artistiques(...)
Michel Demange
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